Mort De Marcel Zanini – En 1954, il déménage à New York, où il passe les quatre années suivantes à assister à des performances de grands noms du jazz tels que Charlie Parker, John Coltrane, Louis Armstrong, Billie Holiday et bien d’autres.
Bien qu’il soit bien connu dans le milieu du jazz, le grand public est plus susceptible de le reconnaître comme le “faux chanteur” stéréotypé qui arbore un bob, une moustache et d’énormes lunettes. Son premier clip vidéo, sorti en 1969, était un remake conçu à la hâte du tube brésilien Nem vem que no tem de Wilson Simonal.
La beauté simple de la chanson en a fait un énorme succès, bien qu’elle ait été rejetée par un certain nombre d’artistes (dont Eddy Mitchell). Brigitte Bardot, qui reprend le rôle un an plus tard, n’est qu’une des nombreuses célébrités qui ont dit à quel point elles l’aimaient. Au-dessus de ses grandes lunettes, il contemple une gloire tranquille : 160.000 albums vendus en un temps record.
Si elle ne le rend pas riche (“question d’argent, je vous ai vraiment dépassé”), elle lui donne une renommée énorme. Et, curieusement, à la fin de la journée, cela a fait de moi un nom familier en tant que musicien de jazz.
Pendant des décennies après le succès de “Tu veux ou tu veux pas”, il a continué à sortir des albums de jazz qui alternent reprises et originaux et se produisent dans les clubs. Accompagné parfois à la guitare par son fils Marc-Edouard Nabe, auteur autrefois prolifique aujourd’hui exilé en Suisse. “Je n’ai jamais abandonné le jazz. J’écoute et joue constamment ce genre de choses”.
Sa renommée est inextricablement liée à la sortie en 1969 du clip “Tu veux ou tu veux pas”. Jusqu’à la fin des années 2010, Marcel Zanini se produit avec divers groupes de jazz. Au cours des années 1970, Marcel Zanini a amusé de nombreux enfants et adultes avec son interprétation d’une chanson d’un clip vidéo brésilien en chantant “Tu veux ou tu veux
Le fils de l’auteur, Marc-Édouard Nabe (pseudonyme d’Alain Zannini), a confirmé mercredi à l’AFP que leur père était décédé à l’âge de 99 ans dans un hôpital parisien. Le jazz est toute ma vie. C’est une obsession, une maladie. En 2005, il déclare à l’AFP, “Le jazz, c’est mieux que d’être amoureux”.
Le légendaire clarinettiste et saxophoniste a même déménagé à New York pendant quatre ans dans les années 50 pour passer du temps avec des grands du jazz. Alors qu’il travaillait pour le magazine spécialisé jazz « Jazz Hot » aux États-Unis, il rencontre Louis Armstrong, Lester Young, Billie Holiday, et l’homme qui l’a le plus marqué : « Bird ». En disant: “Voir Charlie Parker jouer a été l’une des expériences les plus profondes de ma vie”, a-t-il poursuivi en décrivant l’expérience.
Cependant, le grand public se souvient davantage de Marcel Zanini pour son rôle d’imitateur comique à la Tati ou de Benny Hill que de musicien de jazz bien connu, puisqu’il est apparu pour la première fois à la radio et à la télévision en 1969.
Si tu veux pas, j’ en ferais pas une maladie », fredonne-t-il devant une paire de cuissardes noires. Même si elle ne l’enrichit pas (« demande d’argent, je suis vraiment passé par là »), elle lui donne néanmoins une énorme notoriété.
Marcel Zannini (son vrai nom de famille comporte deux “n”) est né à Istanbul le 7 septembre 1923 d’un père français d’origine italienne et d’une mère grecque. Il s’installe à Marseille en 1930 avec sa modeste famille. Il abandonne rapidement l’école et commence une série de petits boulots tels que “mitron”, “menuisier”, “garçon de cours”, etc. Puis un jour je tombe sur une affiche de film de Benny Goodman jouant de la clarinette. Il se soumettra au pouvoir du film au box-office.
Il an alors 19 ans et se met lui aussi à la clarinette. Quand je suis allé faire des bulles à l’intérieur pour la première fois, j’ai joué une note. Peut-être faux, mais jazz tout de même, rappelait-il avec son esprit légendaire. Après la fin de la Seconde Guerre mondiale, il rejoint le quintette de Léo Missir, dont Missir deviendra le directeur des affaires artistiques de Barclay.
Après son séjour aux États-Unis, il envisage de “monter” à Paris et de constituer sa propre armée avant de revenir. Le soir, il joue dans les boîtes de la rive gauche, où il gagne rapidement en notoriété, et enregistre ses premiers disques.
Pendant des décennies après le succès de “Tu veux ou tu veux pas”, il n’a cessé de sortir des albums de jazz, alternant reprises et chansons originales, et de se produire dans des clubs. Accompagné parfois à la guitare par son fils Marc-Edouard Nabe, auteur autrefois prolifique aujourd’hui exilé en Suisse. Clarinettiste et saxophone, il avait déjà joué avec Gorges Brassens avant de se faire connaître grâce à la vidéo virale « Tu veux ou tu veux pas ? (1969).
Un visage reconnaissable. Avec une moustache en guidon, des lunettes rondes et une tête pleine de bobs… Au-delà de sa large notoriété auprès de ses pairs de la communauté artistique, Marcel Zanini était également aimé du grand public. Avec seulement sa clarinette et saxophone, ce musicien a conquis le cœur de millions d’amateurs de jazz.